Sauf que ce qui semble être une avancé humaine est en réalité une catastrophe planétaire. Pour que nous puissions manger des tomates même en hiver, les industries agroalimentaires utilisent des engrais chimiques pour faire grossir les fruits plus vite, des insecticides toxiques pour les protéger des ravageurs, de l’énergie pour les maintenir au chaud pendant la croissance puis au froid pendant le transport, du pétrole pour les envoyer du producteur au lointain consommateur que nous sommes. Et mis à part les engrais et pesticides chimiques, c’est la même réalité pour les produits bios de grandes surfaces. A cela s’ajoute une dégradation des conditions de travail des agriculteurs car les centrales d’achats veulent des prix toujours plus bas. Non pas pour notre pouvoir d’achat, comme elle nous le rabâche dans leurs publicités, mais bien pour augmenter leurs marges. Pour l’agriculteur français, c’est un salaire au ras des pâquerettes, souvent complété de subventions, nos impôts. Pour l’agriculteur des contrées lointaines, c’est en plus des conditions de travail dangereuses, sans protection contre les produits chimiques.
Depuis quelques temps, une nouvelle arme est utilisée par les multinationales. Les semences brevetées. Ces petites graines qui donnent la plante, laquelle donne le fruit. Pourquoi laisser faire la nature gratuitement quand on peut se faire du blé. Pourquoi permettre d’utiliser la graine de la tomate pour faire pousser un nouveau pied quand la science nous donne les outils pour rendre cette graine stérile. Ainsi l’agriculteur est obligé chaque année de repasser à la caisse du semencier. Pire si la graine est couverte par un brevet. L’agriculteur qui réutilise une graine breveté non stérile verra s’abattre sur lui la machine judiciaire. La graine, produite à l’origine par la nature, est devenue la propriété d’un grand groupe. Ca s’appelle breveter le vivant. C'est comme si un médecin déposait un brevet sur les bébés, en disant qu'il peut créer des bébés résistants, mangeant peut, etc... Alors pour un homme et une femme, l'acte de faire un bébé de façon naturelle deviendrait hors la loi. Un bébé né de l'amour de deux êtres entrainerait des poursuites judiciaires pour ses parents. Parce que pour le médecin ayant déposé ce brevet, faire un enfant dans son dos est un préjudice moral et financier.
A cela on peut ajouter les OGM, dont on ne connaît pas les effets sur la santé, et on obtient un commerce d’armes de destruction massive de l’agriculture traditionnelle tout à fait légal aux yeux de la loi. La loi, c’est ce qui est sensé défendre les plus faibles. Ha bon d’accord ! Les semenciers tiennent les agriculteurs par les bourses et dictent leurs exigences aux marchés.
Retour vers Défis et des légumes.
A cela on peut ajouter les OGM, dont on ne connaît pas les effets sur la santé, et on obtient un commerce d’armes de destruction massive de l’agriculture traditionnelle tout à fait légal aux yeux de la loi. La loi, c’est ce qui est sensé défendre les plus faibles. Ha bon d’accord ! Les semenciers tiennent les agriculteurs par les bourses et dictent leurs exigences aux marchés.
Retour vers Défis et des légumes.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire