Pourquoi j'ai décidé de cultiver mes propres légumes? En voila une question qu'elle est bonne.
Tout d'abord l'industrie agroalimentaire ne fonctionne pas correctement. On est devant un triste combat dont l'affiche est peut réjouissante: Agriculture contre Nature (raison n°1). Ces multinationales ne se soucient ni de la terre, ni des agriculteurs, ni des consommateurs. Alors on peut fermer les yeux et continuer d’acheter des légumes hors saison et produits loin de chez nous. On peut très bien se dire que l’agriculteur, nous ne le connaissons pas et nous ne le rencontrerons jamais. Chacun son problème. On peut penser que la terre polluée par des produits toxiques est loin de la notre. Donc tout cela ne nous concerne pas. Pour ce qui est des émissions de gaz polluant lors des longs transports, là ça nous touche un peu. Mais c’est comme le nucléaire, invisible donc sans danger. On pourrait raisonner comme ça, égoïstement, sans que ça ne nous coupe l'appétit. Ou se dire que nous n’avons pas le choix.
« Le rôle du consommateur est essentiel. Chaque jour, il vote, par ses choix de consommation, pour un modèle de société » (Christian Jacquiau, économiste).
De plus les produits qu'ils nous vendent sont de mauvaises qualités. Je parle du goût. Entre la grande distribution et l'amap, c'est le jour et la nuit. Tomate contre Tomate (raison n°2). C'est une chose de fermer les yeux sur la pollution et la condition des agriculteurs. Mais ignorer toute cette diversité de légumes et manger tout le temps les mêmes sans saveur. Non, je ne veux plus ça, et je ne veux pas que mon fils vive avec des œillères (raison n°3). Voila pourquoi je me lance dans le potager. Voila pourquoi je vise l’autonomie alimentaire, sans engrais et sans pesticide, en utilisant la rotation des cultures et les associations de légumes. Utopiste ? Certainement. Mais l’utopie est la philosophie des optimistes et j’ai envie d’être optimiste. J’en ai marre de baisser les bras pour un oui, pour un non. J’utilise mon droit de vote.
Je vais cultiver mes légumes. Est-ce que j’y arriverai ? On verra. C’est un sacré défi pour un type qui n’arrive pas à faire vivre une plante d’intérieur. Mais j’aime ce défi car il a un sens qui va bien au-delà du simple loisir du jardinier (raison n°4). Ce blog sera le témoin de mon avancé, de mon apprentissage, de ma réussite (notez l’optimisme). L’amap reste là pour combler les périodes de raté.
héhé c'est bon ça...
RépondreSupprimerps : on sait jamais sur un malentendu ça pourrait marcher! ;)
Jess