Une tomate est une tomate. Faux ! Ou plutôt vrai si on appelle tomate ce qui doit l’être. Les boules rouges vendues sous l’étiquette tomate dans les supermarchés sont des simulacres. Grandies trop vite, à coup d’engrais, cueillies vertes (attention, il existe des tomates vertes, j’y reviendrais) et stockées au frigo (on ne met jamais une tomate au frigo), elles n’ont pas la saveur d’une tomate qui a pris le temps de pousser dans un champ. Avant l’amap, j’étais aveugle des papilles gustatives. Maintenant, je vois. On peut dire tout ce qu’on veut du bio local, mais le cas de la tomate est révélateur. Une vraie tomate est un régal, c’est un concerto saisonnier de Vivaldi qu’on écoute allongé dans l’herbe au printemps, c’est une brise légère qui nous caresse le visage un soir d’été, c’est le sourire qu’un bébé nous fait au réveil. Gouter une tomate naturelle pour la première fois, c’est comme le baiser originel de notre adolescence. La tomate industrielle est à l'alimentation ce que Lady Gaga est à la musique. Et je ne parle que du gout. Les amap ont cet autre avantage de nous faire découvrir des légumes qu’on a oublié car non présent sur les gondoles. Oui il existe des tomates vertes, jaunes, rouges, roses, noires. Elles sont rondes, ovales, pointues, en forme de poire, déformées. Elles ont toutes les tailles. Dans un supermarché, on va trouver 3, 4 ou 5 sortes de tomates. Et on trouvera les mêmes chez tous les revendeurs. Mais il en existe des centaines. Ce qui est vrai pour la tomate, l’est aussi pour la carotte, la pomme de terre, l’aubergine, la salade…
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